Parachimie

Le périmètre du secteur Parachimie de la WF 13 (la classification Kompass) est une composante de  l’industrie chimique française. Après le choc de la crise de 2008, l’ensemble des secteurs de la chimie a renoué avec la croissance (+2,9 % en volume en 2014), sans toutefois retrouver le taux de d’utilisation des capacités de production antérieurs (79 % en 2014 contre 82 % en période […]


Le périmètre du secteur Parachimie de la WF 13 (la classification Kompass) est une composante de  l’industrie chimique française. Après le choc de la crise de 2008, l’ensemble des secteurs de la chimie a renoué avec la croissance (+2,9 % en volume en 2014), sans toutefois retrouver le taux de d’utilisation des capacités de production antérieurs (79 % en 2014 contre 82 % en période longue ; source Union des industries chimiques –UIC- / European Chemical Industry Council –CEFIC-). Le secteur Parachimie agrège la fabrication d’huiles et graisses raffinées, de produits azotés et d’engrais, de pesticides et autres produits chimiques, de colorants et de pigments, de peintures vernis encres et mastics, de colles, de produits explosifs, et de produits amylacés, ainsi que de produits chimiques pour textiles, et d’additifs d’agents texturants et d’arômes pour l’industrie agroalimentaire.
Issue de la chimie de base, la production parachimique est non seulement une branche de l’industrie de biens intermédiaires, mais représente aussi de nombreux bien de consommation directement conditionnés pour la vente.
Au premier rang européen en 2007 (source : La Parachimie en chiffres, collection Chiffres clés du Sessi), la parachimie française se maintient dans le peloton de tête de l’UE en 2014. Les industriels ont privilégié un niveau d’investissements en R&D très élevé malgré le contexte difficile de la crise de 2008, l’accroissement des normes environnementales et le niveau élevé des prix des produits pétroliers (jusqu’à leur repli en 2014).
L’industrie chimique, dont la Parachimie reste l’un des plus beaux fleurons, enregistre un chiffre d’affaires de 82,4 milliards d’euros en 2014 pour une balance commerciale bénéficiaire de 7,4 milliards, qui la place au premier rang des industries exportatrices françaises (source Union des industries chimiques –UIC-).

Une activité géographiquement concentrée

6 régions produisent 80,4 % du chiffre d’affaire du secteur Parachimie. Dans l’industrie chimique (chimie et parachimie) de la région Île-de-France on dénombre près de 52 000 employés (soit 33,27 % des 156 500 employés en France) pour 1 300 entreprises (soit 38,8 % des 3 350 entreprises de France) dont 2/3 de PME/ETI (source UIC-Île-de-France et UIC Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse). L’ensemble des productions de la chaîne de valeur y est présent, dont la parachimie.  Cette région représente plus de 43 % du chiffre d’affaires du secteur Parachimie. Ce chiffre ne relève donc pas uniquement de la traditionnelle implantation géographique des sièges de sociétés dans le ressort de la région capitale.
La Parachimie  est souvent prépondérante dans nombre de régions. On peut noter qu’en Picardie (3,5 % du chiffre d’affaires national), la chimie est le premier secteur exportateur de la région. Malgré cette forte concentration, il est à noter que chacune des 22 régions métropolitaines participe à la production nationale (la Corse, pour 0,1 %).

La branche leader produit moins de 10% du total

Le secteur Parachimie compte 66 branches dans la nouvelle classification Kompass.
Les 10 premières branches assurent près de 60 % du chiffre d’affaires : il s’agit d’une production peu concentrée.
La première branche, Produits chimiques à façon (9,07 % du chiffre d’affaires), témoigne d’une forte activité de fabrication de produits directement conditionnés pour la vente  ou qui viennent s’intégrer dans des produits finis d’industries diverses (agroalimentaire, textile, emballage textile ou matériaux de construction).
La production des peintures encres et vernis est présentée comme prépondérante (source : La Parachimie en chiffres, collection Chiffres clés du Sessi).

Une production très concentrée

Le secteur Parachimie totalise 805 des 3 441 produits de la famille Chimie, Plastique, Santé — soit 23,4 % de l’ensemble des produits pour 14 % du chiffre d’affaires de la famille.
De manière plus accentuée que pour les branches, il n’y a pas de produit phare, même si 9,32 % des produits suffisent à assurer 80 % du chiffre d’affaires du total du secteur, soit 75 sur les 805 de la nomenclature. En 2014, les chiffres d’affaires ont connu des évolutions contrastées suivant les types de produits. Pour les huiles grasses et raffinées, les produits amylacés, les colorants et pigments, et enfin les produits azotés et engrais, la reprise ou le rebond enregistré en 2011 a vécu : 2014 accuse une forte baisse du chiffre d’affaires. La fabrication de produits explosifs, de pesticides et produits agrochimiques et de peintures vernis encres et mastics confirment tous en 2014 la très nette reprise entamée depuis 2010, voire 2009.  La fabrication de colles est le seul poste dont le chiffre d’affaires ne cesse de croître entre 2004 et 2014, en dépit de la forte chute de 2008-2009, très largement compensée et dépassée entre 2009 et 2011, et de sa tendance moins marquée à la hausse depuis lors (source Insee).

La représentation professionnelle est plutôt hiérarchisée et concentrée. La majeure partie des syndicats concernés sont regroupés sous la bannière de l’Union des industries chimiques (UIC) :
• soit en qualité de syndicats sectoriels — l’Union des industries de la fertilisation (UNIFA), le Syndicat des activités et produits divers en relation avec la chimie et la parachimie (APROCHIM) et l’Association française des industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle (AFISE) ;
• soit en qualité de membres associés (l’Union des syndicats des industries de produits amylacés et leurs dérivés (USIPA), le Syndicat des fabricants d’explosifs, de pyrotechnie et d’artifices (SFEPA), la Fédération nationale des industries de corps gras (FNCG) et 4 des 5 organisations (*) de la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs et adhésifs (FIPEC).
Le SNIAA (le Syndicat national des industries aromatiques alimentaire), membre de l’ANIA (l’Association nationale des industries alimentaires), regroupe une partie des professionnels des aromes, colorants et additifs.
(*) : AFCALE (l’Association fabricants couleurs art loisir enseignement), AFEI (l’Association des fabricants d’encres d’imprimerie),  AFICAM (l’Association Française des industries des colles, adhésifs et mastics) et SIPEV (le Syndicat national des industries des peintures, enduits et vernis).
> Retrouvez sur l’annuaire des entreprises Kompass, l’acteur clé du secteur Parachimie 

Note méthodologique : La base de données françaises exploitée dans les statistiques ci-dessus (sauf mention contraire) est exhaustive pour les entreprises industrielles de plus de 10 salariés et les entreprises de service de plus de 50 salariés. Elle est principalement structurée par la WF 13 de Kompass International qui est une classification arborescente internationale de produits et services à quatre niveaux : 15 familles ; 67 secteurs ; 3 015 branches ; 56 000 produits.
 

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