Minerais et minéraux

Le périmètre du secteur Minerais et minéraux de la WF 13 (la classification Kompass) recouvre l’ensemble des industries extractives sauf celles liées à l’énergie d’une part, (houille, lignite, hydrocarbures, gaz naturel et y compris tourbe), et celles des produits de carrières d’autre part. Il s’agit des extractions de minerais de fer, des alliages, des métaux lourds et légers, des métaux précieux, des minerais radioactifs,  du magnésium, de la silice et de divers minéraux. […]


Le périmètre du secteur Minerais et minéraux de la WF 13 (la classification Kompass) recouvre l’ensemble des industries extractives sauf celles liées à l’énergie d’une part, (houille, lignite, hydrocarbures, gaz naturel et y compris tourbe), et celles des produits de carrières d’autre part. Il s’agit des extractions de minerais de fer, des alliages, des métaux lourds et légers, des métaux précieux, des minerais radioactifs,  du magnésium, de la silice et de divers minéraux. Ce secteur recouvre aussi l’extraction du sel, du spath, du gypse, de la stéatite, des graphites et de l’asphalte et des bitumes naturels.
En France, l’extraction de minerais métalliques ferreux et non ferreux a diminué de 55 % entre 2000 et 2011. Il s’agit quasi exclusivement de bauxite. L’extraction aurifère guyanaise est mise à l’index en raison de sa nocivité sur l’environnement (source Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie – Insee).
Après deux années de forte hausse, deux facteurs expliquent essentiellement la nette diminution de la production de sels cristallisés et par dissolution (-17 % entre 2011 et 2012 – source Comité des salines de France -). D’une part, la multiplication des hivers doux n’entame pas les stocks de sel de déneigement (28,5 % de la production totale), et les recommandations du Programme national Nutrition Santé continuent à contraindre les ventes aux particuliers comme aux industries alimentaires (10,7 % de la production nationale) d’autre part. Le secteur salinier compte 4 850 emplois dans l’extraction le traitement et la transformation.

Une activité géographiquement concentrée

La région Île-de-France représente 52 % du chiffre d’affaires du secteur Minerais et minéraux. L’implantation géographique des sièges de sociétés hors des lieux d’extraction et de production explique largement cette surreprésentation de la région capitale, ce qui est le cas pour l’exploitation salinière. Midi-PyrénéesPoitou-CharentesProvence-Alpes-Côte d’Azur et Lorraine entrent pour 38,6 % dans le total. Avec l’Île-de-France, ces 5 régions parviennent à 90 % du chiffre d’affaires national du secteur. Seules 15 régions affichent des activités significatives.

Deux branches leader

Le secteur Minerais et minéraux compte 15 branches dans la nouvelle classification Kompass. Seules 6 branches ont une production significative, dont près de 45 % du total pour l’extraction du Sel et 28 % pour les Minéraux siliceux. Soit un peu moins des ¾ du chiffre pour deux branches. À un niveau de 23,11 %, l’ensemble des minerais n’atteint pas le ¼ du chiffre d’affaires (minerais utilisés dans les alliagesminerais de ferminerais de métaux lourds et de métaux légers).
Depuis la fermeture des grandes mines de l’Est et du Nord de la France, les industries extractives se sont fortement contractées. Sous la double exigence du développement durable et de la protection de l’environnement, tout projet d’exploitation se heurte par ailleurs à de très fortes contraintes (source Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie – Insee).

5 produits représentent 82 % de l’activité 

Le secteur Minerais et minéraux totalise 45 des 972 produits de la famille Produits minéraux.Seuls 5 produits assurent 82 % du chiffre d’affaires de la branche dont le sel marin qui pèse près du 1/3 de la production. Les 21 premiers produits représentent à eux seuls près de 99 % du total.Il s’agit d’une production très concentrée et peu diversifiée. La France reste fortement exportatrice de minerais et minéraux. Ainsi, le poste « Industries extractives, énergie, eau », dans lequel, outre les hydrocarbures, on trouve les minerais et minéraux, est passé d’un déficit de 33,7 milliards d’euros en 2009 à près de 51 milliards en 2012 (Insee). Le pays ne produit aucune des principales ressources en matières minérales stratégiques telles que le béryllium, le bore, le cobalt, le niobium, les platinoïdes, le titane, ainsi que de 5 autres produits majeurs pour lesquels la Chine est le premier producteur mondial : l’antimoine, le molybdène, les terres rares, le germanium et le vanadium.

Trois organismes professionnels représentent approximativement l’ensemble de ces activités : le Comité des Salines de France, l’Office des Asphaltes et la FEDEM (Fédération des minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux). Et pour une moindre part, l’UNICEM (l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction), pour les minéraux siliceux.

Note méthodologique : La base de données françaises exploitée dans les statistiques ci-dessus (sauf mention contraire) est exhaustive pour les entreprises industrielles de plus de 10 salariés et les entreprises de service de plus de 50 salariés. Elle est principalement structurée par la WF 13 de Kompass International qui est une classification arborescente internationale de produits et services à quatre niveaux : 15 familles ; 67 secteurs ; 3 015 branches ; 56 000 produits.

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