Secteur Impression et édition

Le périmètre du secteur Impression et édition de la WF 13 (la classification Kompass) recouvre l’ensemble des activités de l’impression, de l’édition et de l’édition de presse. En 2014, l’édition de livres confirme une baisse continue de son chiffre d’affaires depuis 4 ans, et avec -1,3 % par rapport à 2013,  réalise 2 652 millions d’euros pour 422 millions de […]


Le périmètre du secteur Impression et édition de la WF 13 (la classification Kompass) recouvre l’ensemble des activités de l’impression, de l’édition et de l’édition de presse.
En 2014, l’édition de livres confirme une baisse continue de son chiffre d’affaires depuis 4 ans, et avec -1,3 % par rapport à 2013,  réalise 2 652 millions d’euros pour 422 millions de livres vendus. La filière est contrastée. En baisse significative, on note la littérature, les livres pratiques, l’enseignement scolaire, la bande dessinée et les dictionnaires encyclopédiques. En hausse, les éditions jeunesse, les sciences humaines et sociales, les documents d’actualité, les ouvrages d’art, les ouvrages de sciences techniques, les cartes et atlas ainsi que l’édition religieuse et spirituelle. Toujours dynamique avec 342 millions d’Euros, le marché du livre de poche entre pour 13,6 % dans le chiffre d’affaires global. La  baisse de l’édition papier n’est pas encore compensée par l’explosion de l’édition numérique : +53,3 % en 2014,  soit 161,4 millions d’euros et 6,4 % du total de la filière. (source SNE, Syndicat  national de l’édition).
Avec une nouvelle baisse de 5,32 % du chiffre d’affaires entre 2012 et 2013, la presse parait installée durablement dans une conjoncture baissière depuis 2007. Son chiffre d’affaires de 8,255 milliards d’euros en 2013 compte 5,29 milliards imputables aux ventes aux lecteurs (dont 50 % par abonnement et 50 % par vente au numéro) et 2,97 milliards aux recettes publicitaires (dont 17,85 % pour les petites annonces). La ventilation du chiffre par grandes catégories donne 14,78 % pour la presse  nationale d’information générale et politique, 32,95 % pour la presse locale d’information générale et politique, 38,28 % pour la presse spécialisée grand public, 8,72 % pour la presse spécialisée technique et professionnelle, 0,97 % pour la presse gratuite d’annonces et enfin 4,3 % pour la presse gratuite d’information. Dans ce contexte de crise, la baisse de 8,47 % des ressources publicitaires a un véritable effet cumulatif. Les 2 postes en hausse sont l’augmentation constante de la part des abonnements dans le chiffre des ventes, et la presse numérique qui passe à 5,2 % du total sans toutefois parvenir à renverser la tendance générale. (source : Tableaux statistiques de la presse, enquête presse 2013 du ministère de la culture et de la communication DGMIC / BREP). La nécessaire complémentarité imprimé/numérique fait émerger de nouveaux acteurs comme les pure players qui renforcent l’encrage des start up dans le traitement de l’information et des contenus mais confirme aussi le rôle croissant des intermédiaires (infomédiaires), fournisseurs d’accès et de terminaux. Au delà, ces innovations redéfinissent le métier même du journaliste. (source : Presse et numérique – L’invention d’un nouvel écosystème , rapport de Jean-Marie Charon, 2015).
Les industries graphiques pèsent 7 milliards d’euros pour 6 000 établissements (dont les ¾ sont des PME de moins de 10 salariés) et 70 000  employés. Elles regroupent les activités de prépresse (36 % de l’activité), l’imprimerie de labeur (impression de documents tels que livres, magazines, catalogues, documents publicitaires… hors presse quotidienne) et les activités de façonnage, reliure et finition (4%). (source : Groupement des métiers de l’imprimerie). Cette catégorie du secteur Impression  et édition touche aux activités d’impression offset rotatives (51,9 % du total), d’offset à plat (24,7 %), d’héliogravure (17,8 %), de typographie (1,4 %), de sérigraphie (0,8 %), de flexographie (0,6 %) et de numérique (0,2 %) (source : La branche de l’imprimerie et des industries graphiques, ministère du travail de l’emploi et de la santé).

 Une région prépondérante

poids_region_17_impression_edition
L’analyse des chiffres d’affaires du secteur Impression et édition par région donne une place prépondérante à la région capitale Île-de-France (53,3 % du chiffre d’affaires national).
Mis à part la région Rhône-Alpes (5,9 % du chiffre d’affaires), aucune des autres régions métropolitaines ne produit plus de 4% du chiffre d’affaire national.  Entre 3,8 % et 2 %, 9 régions totalisent ¼ de la production : Nord-Pas-de-Calais (3,8 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (3,8 %), Bretagne (3,4 %), Pays de la Loire (3,4 %), Haute-Normandie (2,5 %), Midi-Pyrénées (2,3 %), Aquitaine (2,2 %), Languedoc-Roussillon (2 %) et Centre (2 %). Les 11 dernières régions produisent ensemble moins de 14 %.
Les activités d’imprimerie et les industries graphiques concentrent 58 % de la masse salariale dans 6 régions : Île-de-France (20 %), Rhône-Alpes (10 %), Nord-Pas-de-Calais (8 %), Pays-de-la-Loire (8 %), Centre (7 %) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (5 %).

Une production par branche très concentrée

top_secteur_17_impression_edition
Le secteur Impression et édition compte 26 branches dans la nouvelle classification Kompass. Dans le top 10, avec 43,18 % de l’activité, la banche Éditeurs de presse reste, malgré les difficultés de la presse quotidienne en France, le premier poste du secteur.
La presse (dont la branche Éditeurs de presse est la seule branche de cette activité dans le top 10 des branches du secteur Impression et édition) totalise ainsi presque la moitié (47,31 %) du chiffre d’affaires du top 10. L’Édition graphique, avec 6 branches, arrive en deuxième position avec 31,20 % du top 10. Enfin, l’édition de livres, avec 3 branches, représente les 21,49 % restants.
On relève une grande concentration de la production par branche : soit 5 banches (moins de 20 % du total de la nomenclature du secteur) qui produisent plus de 82 % du chiffre d’affaires de ce secteur.

Une production dispersée

Le secteur Impression et édition totalise 751 (46 %) des 1634 produits de la famille Papier impression édition.
L’Édition de magazines féminins (21 % du chiffre d’affaires par produits), avec les 6 produits suivants pèsent la moitié du chiffre d’affaires du secteur. Cependant, le restant de la production s’avère dispersé : 41 produits sont nécessaires pour atteindre 80 % de la production.
Seul marché en forte croissance du secteur, avec la très large diffusion des tablettes et terminaux mobiles, l’édition numérique suit l’expansion des produits dématérialisés. Tout indique qu’elle soit appelée à prendre une place plus en plus importante dans les activités d’édition de presse et de livres.


Les organisations professionnelles d’employeurs répertoriées dans le secteur Impression et édition se classent suivant qu’elles fédèrent des entreprises de la presse (édition de presse), de l’édition (livres) ou de l’impression (travaux d’impression).
1- La presse se distingue par un grand nombre de syndicats. Ils se calquent sur la grande diversité des publications, qui gardent ainsi les marques de leurs spécificités.
Près de 100 agences de presse adhèrent à la Fédération française des agences de presse (FFAP) constituée de 3 syndicats : le SAPHIR (Syndicat des agences de presse photographiques d’information et de reportage),  le SAPIG (Syndicat des agences de presse d’informations générales) et le SATEV (Syndicat des agences de presse audiovisuelles).
La presse régionale se place sous la bannière de la Fédération de la presse périodique régionale (FPPR) qui regroupe trois syndicats : le SPHR (Syndicat de la presse hebdomadaire régionale), le SNJP (Syndicat national de la presse judiciaire) et le SNPR (Syndicat national des de publications régionales). L’Association pour l’étude et la promotion des hebdomadaires régionaux (AEPHR)  a pour vocation de promouvoir des opérations de développement pour ses 200 adhérents.
La presse quotidienne dispose de trois formations suivant qu’elle est nationale avec le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale), régionale avec le SPQR (Syndicat de la presse quotidienne régionale) ou départementale avec le SPQD (Syndicat de la presse quotidienne départementale).
Pour la presse spécialisée, la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée  (FNPS)  regroupe le SPS (Syndicat de la presse sociale), le SPPRO (Syndicat de la presse professionnelle), le SPMS (Syndicat de la presse magazine et spécialisée), le SPEPS (Syndicat de la presse et de l’édition des professions de santé), le SPEJP (Syndicat de la presse économique, juridique et politique), le SPCS (Syndicat de la presse culturelle et scientifique) et le SNPAR (Syndicat de la presse agricole et rurale).
La presse magazine s’exprime au travers du SEPM (Syndicat des éditeurs de la presse magazine) et la presse gratuite, du SPG (Syndicat de la presse gratuite). À noter, le SPIIL (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne).
2- L’édition de livres est plus simplement représentée par le SNE (Syndicat national de l’édition). Un syndicat spécialisé a vu le jour en 2012, le SNEJI (Syndicat national de l’édition jeunesse indépendante).
3- Enfin, la majeure partie des organismes qui se partagent la représentation professionnelle patronale de l’impression sont des syndicats partenaires de l’Union nationale de l’imprimerie et de la communication (UNIC), membre du MEDEF : le SIN (Syndicat de l’impression numérique et des services graphiques),  FESPA-France (sérigraphie et impression numérique grand format), la CSNRBD (Chambre syndicale nationale de la reliure brochure dorure) et la CSNP (Chambre syndicale nationale du pré presse). Par ailleurs, le GMI (Groupement des métiers de l’imprimerie) revendique 450 entreprises de labeur adhérentes.
Note méthodologique : La base de données françaises exploitée dans les statistiques ci-dessus (sauf mention contraire) est exhaustive pour les entreprises industrielles de plus de 10 salariés et les entreprises de service de plus de 50 salariés. Elle est principalement structurée par la WF 13 de Kompass International qui est une classification arborescente internationale de produits et services à quatre niveaux : 15 familles ; 67 secteurs ; 3 015 branches ; 56 000 produits.

Comentarios

Laisser un commentaire

Pas de commentaire